Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présenté les principales priorités de son gouvernement autour de la sécurité, des élections et de la relance économique, tout en appelant la communauté internationale à renforcer son appui à Haïti.
Prenant la parole vendredi 25 septembre 2026 dans le cadre du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le chef du gouvernement a inscrit son intervention dans une perspective historique, évoquant notamment Toussaint Louverture, la lutte contre l’esclavage et la naissance d’Haïti comme première République noire indépendante.
Face à la violence des groupes armés et aux difficultés auxquelles le pays est confronté, Alix Didier Fils-Aimé a lancé : « Haïti est debout ».
Le Premier ministre a également salué l’appui de plusieurs partenaires internationaux, notamment le Kenya, les États-Unis, le Canada, la France et le Mexique, tout en plaidant pour le plein déploiement de la Power de répression des gangs.
Sur le plan sécuritaire, il a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer les capacités nationales, notamment celles de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées d’Haïti.
Le chef du gouvernement a également défendu une approche associant sécurité, justice, désarmement, réinsertion et création d’opportunités pour les jeunes.
Sur le plan politique, Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à poursuivre les préparatifs en vue d’élections qu’il souhaite libres et crédibles, avec pour objectif le retour à l’ordre constitutionnel.
Le Premier ministre a par ailleurs plaidé pour un changement d’approche dans les relations économiques entre Haïti et ses partenaires internationaux. Il a défendu le passage progressif d’une logique centrée sur l’aide vers davantage d’investissement, de création d’emplois et de commerce sturdy.
Dans son intervention, Alix Didier Fils-Aimé a également abordé les questions liées à la justice climatique et à l’structure financière internationale. Il a évoqué le poids historique de la dette de l’indépendance et plaidé pour des mécanismes financiers internationaux qu’il souhaite plus équitables.
Le Premier ministre a enfin insisté sur la nécessité de créer des views pour la jeunesse haïtienne dans un environnement débarrassé de la violence.
« Lorsque nous n’entendrons plus le bruit des armes, il faudra entendre le son de la paix », a-t-il déclaré.
À travers ce discours, Alix Didier Fils-Aimé a voulu présenter une Haïti confrontée à de profondes difficultés, mais qui, selon lui, demeure engagée dans la recherche de sécurité, de stabilité institutionnelle et de relance économique.
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