À New York, la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin appelle à transformer les liens historiques entre les régions en investissements et en coopérations concrètes.
En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la ministre haïtienne des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a appelé à renforcer la coopération entre l’Afrique, l’Amérique latine et la Caraïbe. Elle intervenait lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) avec l’Union africaine (UA).
Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie haïtienne a plaidé pour une coopération davantage tournée vers des intérêts communs, des investissements et des partenariats mutuellement bénéfiques.
Elle a également exprimé la gratitude du gouvernement haïtien envers les pays africains engagés dans les efforts internationaux visant à renforcer la sécurité en Haïti.
Raina Forbin a notamment salué le rôle du Kenya dans les efforts de sécurité déployés en Haïti ainsi que les contributions du Tchad, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire à la Pressure de répression des gangs (FRG). Elle a également salué les pays appelés à rejoindre ces efforts.
La ministre a par ailleurs plaidé pour une meilleure coordination entre les pays du Sud world sur plusieurs dossiers, notamment la justice climatique et la réforme de l’structure financière internationale. Ces deux questions figurent également parmi les priorités actuellement défendues par l’Union africaine dans les discussions multilatérales.
Raina Forbin a réaffirmé l’approche défendue par le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui souhaite accorder davantage de place à l’investissement dans ses relations avec les partenaires internationaux.
Dans cette perspective, la diplomatie haïtienne souhaite développer les échanges et les investissements dans des secteurs comme l’agriculture, l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, les infrastructures, les nouvelles applied sciences et l’éducation.
La cheffe de la diplomatie haïtienne a également estimé que la mémoire de la traite transatlantique et la query des réparations doivent continuer à occuper une place dans le dialogue entre l’Afrique, l’Amérique latine et la Caraïbe.
Pour Haïti, cette coopération doit, selon elle, dépasser les liens historiques et se traduire davantage par des partenariats économiques, politiques et institutionnels entre les régions.
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