Le Parti Konviksyon Pou Chanjman (KPC), dirigé par Maica Mésidor, estime que les situations ne sont pas réunies en Haïti pour organiser les élections prévues le 13 décembre par le Conseil électoral provisoire (CEP). Le parti ne rejette toutefois pas le principe d’élections, qu’il présente comme la voie légitime pour sortir de la crise, mais réclame au préalable des garanties en matière de sécurité, de crédibilité du processus et d’inclusion des électeurs.
« Le Parti KPC ne s’oppose pas à la tenue d’élections — bien au contraire, il les considère comme la seule voie de sortie légitime de la crise », affirme Maica Mésidor dans sa prise de place.
Le parti estime néanmoins qu’un scrutin ne peut être organisé dans un contexte où l’insécurité limite la circulation d’une partie de la inhabitants et complique l’inscription des électeurs ainsi que leur accès éventuel aux centres de vote.
Pour le KPC, l’growth des groupes armés, leur présence dans plusieurs zones stratégiques et les déplacements massifs de inhabitants constituent des obstacles majeurs à la tenue d’élections qu’il souhaite « libres, crédibles et inclusives ».
La formation politique considère que la state of affairs sécuritaire actuelle pourrait affecter le déroulement du processus et, à terme, la légitimité des autorités points des urnes.
Face à cette state of affairs, le KPC suggest une transition de refondation nationale dirigée par un juge de la Cour de cassation. Selon le parti, cette formule permettrait de répondre à la crise politique, institutionnelle, sécuritaire et économique tout en recherchant une answer qu’il qualifie de « légale, crédible et consensuelle ».
Le KPC justifie cette proposition par le rôle de la Cour de cassation, qu’il présente comme une establishment pouvant offrir davantage de garanties de neutralité dans une période de crise.
Le parti cite notamment les précédents d’Ertha Pascal-Trouillot, devenue présidente provisoire en 1990, et de Boniface Alexandre, alors président de la Cour de cassation, qui avait assumé la présidence provisoire en 2004 après le départ de Jean-Bertrand Aristide.
Dans le schéma proposé, le KPC préconise la désignation d’un président provisoire issu de la Cour de cassation, ainsi que d’un Premier ministre de consensus choisi après des consultations avec les partis politiques, la société civile, le secteur privé et la diaspora.
La formation souhaite également la mise en place d’un gouvernement d’union nationale composé de personnalités qu’elle juge compétentes et crédibles.
Le KPC demande par ailleurs le remplacement du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon le parti, une telle mesure serait nécessaire pour restaurer la confiance et favoriser la recherche d’un consensus nationwide.
La formation politique dit également rejeter toute formule de transition qui serait imposée unilatéralement par des acteurs haïtiens ou étrangers.
Pour éviter une prolongation indéfinie de la période transitoire, le KPC suggest qu’elle soit limitée dans le temps et assortie d’un mandat précis portant notamment sur la sécurité, les réformes institutionnelles et l’organisation des élections.
La proposition intervient alors que le calendrier électoral prévoit la tenue du scrutin le 13 décembre. À environ trois mois de cette échéance, les questions liées à la sécurité, à l’inscription des électeurs et à la capacité des establishments à organiser un processus électoral à l’échelle nationale restent au centre des débats politiques.
Pour Maica Mésidor et le KPC, l’enjeu n’est donc pas d’abandonner les élections, mais de créer au préalable les situations qu’ils jugent nécessaires à la tenue d’un scrutin vulnerable de bénéficier d’une légitimité plus giant.
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