L’aéroport worldwide de Cap-Haïtien est devenu un lieu de lamentations. À l’arrivée comme au départ, les passagers expriment leurs revendications et leurs frustrations. Retards, annulations de vols, bagages perdus ou fouillés : certaines compagnies sont pointées du doigt. Si quelques critiques sont justes, d’autres masquent parfois une quête dangereuse : l’isolement whole du pays.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent le désarroi des passagers et l’impuissance des employés de certaines compagnies aériennes. Depuis plusieurs mois, les voyageurs dénoncent la mauvaise qualité des companies dans l’aviation civile.
La communication n’est manifestement pas le level fort ni des compagnies, ni des autorités. Les informations sont rares, les passagers obtiennent peu de réponses lorsque leurs bagages disparaissent et quand les vols sont annulés. Aucune explication.
Cette absence de communication officielle laisse place à une autre voix : celle des voyageurs frustrés, qui exposent publiquement les manquements des compagnies et le silence des autorités régissant la matière. Certains vont jusqu’à réclamer le bannissement de certaines compagnies dans les airs d’Haïti et ailleurs.
En période de crise, tous les discours trouvent preneur. Mais on est très doué pour la destruction : il suffit d’une étincelle. Rares sont ceux qui réclament plutôt une amélioration du service, afin de préserver cette mince possibilité de déplacement qui nous est offerte.
Les principales routes nationales sont contrôlées par des groupes armés. Le cabotage, qui devrait pallier les défaillances du réseau routier, n’est pas plus sûr, des bateaux étant interceptés en pleine mer.
Dans ces situations, il est légitime de questionner la posture des dirigeants. Ceux qui voyagent en jet privé ou en hélicoptère d’un département à l’autre sont-ils conscients que le pays est morcelé et que la traversée est un calvaire ?
Dans des pays normaux, les autorités de l’aviation civile n’auraient jamais autorisé des compagnies à opérer sans garanties minimales de qualité, de sécurité et de sûreté. Tout fonctionne à l’picture du pays, mais peut-on jeter le bébé avec l’eau du bain ? Même les problèmes les plus élémentaires créent un dilemme.
Imaginons un prompt que les compagnies ferment boutique sous le feu des critiques : combien de temps faudrait-il pour trouver une different ? Cela ne signifie pas pour autant que les passagers doivent accepter n’importe quoi.
Rappelons que le 3 septembre dernier, l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) a prolongé jusqu’au 2 mars 2027 l’interdiction des vols commerciaux américains vers Port-au-Prince. Depuis le 11 novembre 2024, les liaisons aériennes internationales commerciales sont suspendues à l’aéroport Toussaint Louverture, après des tirs essuyés par des avions en approche.
De plus, dans un communiqué du 2 mai 2025, le département d’État américain a désigné les groupes armés « Viv Ansanm » et « Gran Grif » comme organisations terroristes étrangères et mondiales, renforçant ainsi l’interdiction des vols vers Port-au-Prince.
Ironiquement, entre le fonctionnement de l’aéroport de Cap-Haïtien et les reproches adressés aux compagnies aériennes, l’Workplace nationwide de l’aviation civile (OFNAC) aura-t-il le braveness de mettre la cloche au cou du chat ?
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