Faute de prendre en cost les gens dans le besoin, les autorités haïtiennes ainsi que leurs partenaires internationaux vantent la résilience des groupes vulnérables. Les discours publics caressent cette catégorie à bout de souffle dans le sens du poil. Entre fierté et naïveté, la société dans son entièreté demeure une terre fertile pour semer l’espoir. Alors que, les citoyens moissonnent stress, anxiété et désespoir, la santé mentale des uns et des autres est loin de préoccuper les plus hauts responsables du pays.
À vue d’œil, le constat est brutal : une bonne partie de la inhabitants haïtienne est dépressive. C’est un secret de Polichinelle. On feint d’ignorer les impacts négatifs de l’instabilité politique sur le pays. Les enlèvements spectaculaires, les viols collectifs, l’occupation de la capitale à plus de 80% par les groupes armés et le mutisme ou l’inaction des autorités établies rongent de l’intérieur toute une inhabitants.
Les spécialistes de la santé mentale s’accordent à dire que les victimes et les témoins de violence de tout sort sont exposés, au même titre, aux conséquences néfastes de ces agissements sur leur bien-être. De ce fait, sans discrimination, ils doivent consulter un technicien pour se faire soigner, accompagner en fonction de leur scenario. Haïti est loin d’appliquer cette recommandation. D’autant que, les spécialistes en santé mentale ne sont pas les plus réputés dans le secteur médical ou professionnel haïtien. La psychiatrie et la psychologie clinique peinent à exister.
En effet, nous ne sommes pas toujours conscients du besoin d’évaluer notre santé mentale. Lorsque nous souffrons d’insomnie, de pertes d’appétit ou d’hypervigilance qui souvent des symptômes de stress post-traumatique, nous les interprétons comme des dérèglements passagers. Ou nous adaptons, tout simplement, notre mode vie en fonction de cette nouvelle réalité sans chercher à savoir leurs vraies causes.
Au fil du temps, nous développons des maladies chroniques dont les plus connues en Haïti sont le diabète et l’hypertension artérielle. Et se faire soigner est un défi quotidien. D’une half, les pharmacies qui n’arrivent plus à s’approvisionner comme avant est un manque à gagner pour les diabétiques et hypertendus. D’autre half, les médicaments génériques, parfois sans date d’expiration, sont en vente libre dans les barques de commerçants ambulants, de quoi exposer davantage les malades.
De son côté, l’État haïtien n’exerce aucun contrôle véritable sur la vente des médicaments ni leur situation de stockage. D’ailleurs, au nom du libre-échange, les communiqués officiels de l’administration centrale ou les arrêtés municipaux n’arrivent pas à colmater la brèche de la circulation des biens, des providers et des capitaux entres Haïti et d’autres pays.
Toutefois, dans un élan de survie et d’entraide, l’Affiliation haïtienne de psychologie suggest d’assister les victimes de troubles stress post-traumatique. Une initiative d’une valeur inestimable dans un contexte où tous les jours les haïtiens sont exposés à des violences physiques et émotionnelles extrêmes.
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