Port-au-Prince, lundi 23 février 2026 — Dans un contexte de transition fragile et d’insécurité persistante, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présenté le Pacte Nationwide pour la Stabilité et l’Organisation des Élections comme un tournant politique majeur.
À la Villa d’Accueil, devant des membres du gouvernement, des représentants diplomatiques et plusieurs responsables politiques, le chef du gouvernement a assumé le caractère symbolique du second. « Pi gwo viktwa a, se viktwa pou demokrasi a. Se viktwa tout peyi a », a-t-il déclaré.
Pour l’exécutif, ce Pacte doit encadrer la période post-CPT et tracer la voie vers des élections crédibles. Le doc, composé de 30 articles, promet un renforcement de la sécurité, une consolidation des establishments et une modernisation du processus électoral.
Mais au-delà des formules officielles, la query centrale demeure : ce Pacte peut-il réellement inverser la dynamique d’instabilité qui fragilise le pays ?
Ces derniers mois, la montée de l’insécurité, la pression des gangs armés et la défiance d’une partie de la inhabitants ont profondément érodé la confiance institutionnelle. Le gouvernement affirme que plusieurs jours de consultations ont permis de dégager un consensus responsable malgré les divergences.
La présence de représentants politiques, économiques et diplomatiques à la cérémonie vise à donner une picture d’unité nationale. Pourtant, la réussite du Pacte dépendra moins de sa signature que de son utility concrète, notamment sur le terrain sécuritaire.
Dans une Haïti en quête de repères institutionnels, la présentation de ce Pacte est un sign politique fort. Reste à savoir si ce sign sera suivi d’effets tangibles.