Smith Augustin demande une concertation interne au Conseil


Le conseiller-président plaide pour une concertation interne afin d’éviter une aggravation des tensions institutionnelles à l’approche de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition.

Après avoir figuré parmi les conseillers-présidents ayant signé la résolution en faveur de la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, Smith Augustin appelle désormais à une concertation interne au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT). Cette prise de place intervient dans un contexte marqué par de vives réactions de partenaires internationaux, notamment des États-Unis, opposés à toute modification de la configuration gouvernementale à ce stade de la transition.

Dans une lettre datée du 23 janvier 2026 et adressée au président du CPT, Laurent Saint-Cyr, le conseiller-président rappelle que la décision adoptée par une majorité des membres du Conseil, le 21 janvier, visait un changement de gouvernement présenté comme répondant à une exigence exprimée par certains secteurs représentatifs de la Nation. Selon lui, cette initiative se voulait collective et dénuée de considérations personnelles.

Toutefois, Smith Augustin estime que cette démarche, engagée sans accord politique préalable, a contribué à accentuer les divisions internes au sein du CPT. Il considère que la state of affairs actuelle risque de fragiliser davantage les fondements institutionnels de l’État et de compromettre la stabilité politique à l’subject du mandat non renouvelable du Conseil présidentiel de transition.

Le conseiller-président souligne que plusieurs acteurs, y compris au sein de sa propre famille politique, plaident en faveur de la conclusion d’un accord préalable avant toute modification de la composition du gouvernement. Selon lui, une telle approche permettrait de réduire les tensions et de mieux préparer la période post-transition.

Dans cette perspective, il demande au président du CPT de convoquer sans délai une réunion de concertation entre les membres du Conseil. L’objectif serait de dégager un consensus minimal sur les modalités de finalisation du processus engagé par la majorité, avant de parvenir, dans un climat plus apaisé, à un accord politique plus massive.

Smith Augustin insiste sur la nécessité que toute décision prise garantisse la pacification du pays, la stabilité politique, la continuité institutionnelle ainsi que l’organisation d’élections crédibles, libres et transparentes, conformément au calendrier électoral en vigueur. Il conclut en réaffirmant sa disponibilité à collaborer avec l’ensemble de ses collègues afin de contribuer à l’atteinte de ces objectifs.

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