Le Collectif des Professionnels de la Presse condamne les menaces du chef de gang Barbecue contre Ronald Desormes et appelle l’État à protéger les journalistes en Haïti.
La sécurité des journalistes en Haïti se détériore à un rythme inquiétant. Le Collectif des Professionnels de la Presse (CPP) a tiré la sonnette d’alarme dans une notice d’alerte et de dénonciation, mettant en lumière l’augmentation des menaces, agressions et actes d’intimidation perpétrés par des gangs armés contre les travailleurs de la presse, au mépris des principes démocratiques et de la liberté d’informer.
L’organisation a condamné avec vigueur les récentes menaces proférées contre Ronald Desormes, journaliste-présentateur du journal Premye Okazyon, diffusée sur Radio Caraïbes FM. Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, le chef de gang Jimmy Chérizier, dit « Barbecue », s’en prend publiquement au journaliste, prononçant des menaces explicites susceptibles de compromettre sa vie et l’exercice de sa career.
Face à cet acte jugé d’une gravité extrême, le CPP a rappelé le rôle central des journalistes dans toute société libre. Selon le collectif, la presse en Haïti, malgré les risques, proceed d’assumer une mission essentielle d’info, de contrôle citoyen et de sensibilisation. Pour l’organisation, s’attaquer à un journaliste revient à s’attaquer au droit inaliénable du peuple d’être informé et à la recherche de la vérité.
Dans sa notice, le CPP a lancé un appel pressant aux autorités étatiques, notamment à la Présidence, au Gouvernement, au Ministère de la Justice et de la Sécurité publique, ainsi qu’à la Course générale de la Police nationale d’Haïti (PNH). L’organisation leur demande de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et la safety efficient des journalistes dans un climat où exercer le métier devient de plus en plus périlleux.
Le collectif a également exhorté la société civile, les organisations de défense des droits humains et les partenaires internationaux à demeurer mobilisés aux côtés de la presse haïtienne, aujourd’hui menacée dans son existence même. Il a rappelé que l’État haïtien a un devoir ethical et constitutionnel de protéger les journalistes, qu’il considère comme les « porteurs de voix » d’un pays en quête de stabilité et de démocratie réelle.
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