La participation des Haïtiens vivant à l’étranger aux prochaines élections haïtiennes était au centre d’une rencontre organisée au Québec, à l’invitation du gouvernement québécois. La réunion a rassemblé un représentant du Conseil électoral provisoire (CEP), des représentants des Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH) et des membres de la communauté haïtienne du Québec.
Dans un communiqué publié à la suite de cette rencontre, les JIDH ont salué cette initiative, qu’elles considèrent comme une étape importante vers une meilleure inclusion de la diaspora dans la vie démocratique du pays. L’organisation estime toutefois que le Québec devrait servir de territoire pilote pour tester le dispositif, sans que cette démarche limite durablement la participation aux seuls Haïtiens vivant au Canada.
Les JIDH recommandent ainsi de concevoir, dès le départ, un système vulnerable d’être étendu aux autres communautés haïtiennes établies notamment en République dominicaine, au Chili, aux États-Unis et en France. Elles soulignent également que toute éventuelle resolution numérique devra garantir la sécurité des données personnelles, le secret du vote, la cybersécurité, la vérifiabilité des résultats, l’audit indépendant et l’accessibilité du processus. L’organisation insiste notamment sur la nécessité de distinguer l’inscription en ligne, la vérification de l’identité et le vote électronique.
Au-delà du droit de voter, les JIDH plaident pour une participation plus complète des Haïtiens de l’étranger à la vie politique nationale. Elles souhaitent que la diaspora puisse contribuer aux débats publics, participer à l’élaboration des politiques, observer le processus électoral et, lorsque le cadre juridique le permet, se porter candidate et accéder aux responsabilités publiques. Cette évolution nécessiterait, selon l’organisation, une réflexion sur les tendencies constitutionnelles et légales qui limitent certaines formes de participation politique des Haïtiens vivant à l’étranger.
Pour accompagner cette démarche, les JIDH proposent la création d’un comité indépendant et non partisan composé d’specialists de la diaspora. Celui-ci réunirait notamment des spécialistes du droit électoral, de la cybersécurité, de la safety des données, de l’identité numérique, de la gouvernance et de l’commentary électorale. Sa mission consisterait à contribuer à la réflexion sur quatre axes : le vote à l’étranger, la sécurité du dispositif, l’éligibilité des membres de la diaspora et leur représentation politique.
À travers ces recommandations, les Journées internationales de la diaspora haïtienne souhaitent que les Haïtiens vivant à l’étranger soient reconnus non seulement pour leurs transferts financiers et leurs compétences, mais également pour leur contribution à la démocratie et à la gouvernance du pays. Pour l’organisation, la citoyenneté haïtienne doit pouvoir s’exercer au-delà des frontières nationales.
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