Après les incidents survenus avant le match République dominicaine-Haïti au stade olympique Félix-Sánchez, la Fédération dominicaine de soccer reconnaît que son dispositif d’accueil et de contrôle n’était pas à la hauteur de l’affluence et écarte la responsabilité collective des supporters haïtiens dans les dégâts constatés.
La Fédération dominicaine de soccer (Fedofutbol) reconnaît des failles dans l’organisation de la rencontre disputée le 1er octobre entre la République dominicaine et Haïti au stade olympique Félix-Sánchez de Saint-Domingue.
Avant le coup d’envoi, une importante focus de spectateurs s’était formée devant plusieurs accès de la tribune est. Sous la pression de la foule, deux portes métalliques avaient fini par céder.
Les éléments recueillis après la rencontre montrent toutefois que le problème ne peut être imputé aux supporters haïtiens dans leur ensemble.
Le dispositif de contrôle mis en place à certaines entrées s’est révélé insuffisant face à l’affluence. Une seule personne était chargée de valider les billets à chacune des deux entrées concernées, alors que plus de 23 000 spectateurs ont finalement assisté à la rencontre.
La Fedofutbol avait elle-même annoncé avant le match que les billets étaient épuisés et que plus de 20 000 personnes étaient attendues au stade.
Le protocole de la FIFA et de la Concacaf prévoyait l’ouverture des portes à 17 heures, horaire qui a été respecté. Les difficultés se sont donc concentrées davantage sur la capacité du dispositif d’accueil, de filtrage et de contrôle à absorber rapidement le flux de spectateurs.
Les cordons de sécurité habituellement installés en amont des entrées n’avaient par ailleurs pas été mis en place.
José Deschamps, président de la Fedofutbol, reconnaît désormais la nécessité d’adapter le protocole de sécurité à l’affluence réelle attendue pour ce sort de rencontre.
« Le protocole de sécurité devrait être adapté au nombre de individuals prévus », a-t-il déclaré, plaidant notamment pour le retour de cordons de sécurité permettant de mieux organiser l’accès au stade.
Interrogé sur l’software de ces mesures lors des prochaines rencontres, notamment celles de la sélection dominicaine, il a confirmé qu’elles devront désormais être intégrées au dispositif.
La Fédération dominicaine a également pris à sa cost les réparations des installations endommagées.
Les deux portes concernées ont été soudées et les zones touchées ont été repeintes aux frais de la Fedofutbol.
Ces nouvelles précisions modifient sensiblement la lecture initiale des incidents.
Dans les heures qui avaient suivi le match, plusieurs déclarations publiques en République dominicaine avaient directement mis en trigger les supporters haïtiens dans les dommages constatés au stade.
Le ministre dominicain des Sports activities, Kelvin Cruz, avait même annoncé que la sélection haïtienne ne serait plus autorisée à utiliser les installations sportives du pays.
Les constatations faites depuis montrent toutefois que les incidents ont également été favorisés par des défaillances dans le dispositif d’organisation, notamment un nombre insuffisant de contrôleurs et l’absence de mécanismes permettant de canaliser correctement une foule de cette ampleur.
La reconnaissance de ces lacunes par la Fedofutbol dédouane ainsi les supporters haïtiens d’une responsabilité collective dans les incidents.
Cela ne signifie pas que les personnes ayant individuellement forcé les portes sont exonérées de leurs actes, mais la Fédération reconnaît que les situations d’organisation et de contrôle ont largement contribué à la state of affairs.
L’épisode devrait désormais conduire à une révision des protocoles appliqués lors des prochaines rencontres internationales au stade Félix-Sánchez.
Pour la Fedofutbol, l’enjeu sera d’adapter les effectifs, les contrôles et les dispositifs de sécurité à l’affluence réellement attendue afin d’éviter qu’un scénario similaire ne se reproduise.
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