Gérald Germain appelle à l’unité du secteur populaire


L’économiste Gérald Germain appelle à une nouvelle dynamique d’unité au sein du secteur populaire et progressiste haïtien. Il intervenait mardi lors d’une rencontre de l’Initiative du 14 août consacrée à la relance de cette construction politique.

Pour Gérald Germain, les divisions qui traversent depuis plusieurs années le secteur populaire ont largement contribué à son affaiblissement. Il invite les différents acteurs à dépasser les accusations réciproques et à reconnaître les responsabilités collectives accumulées dans la gestion du pays. Selon lui, aucun groupe ne peut être tenu seul responsable des dérives enregistrées au cours des dernières décennies.

L’économiste suggest ainsi un retour critique sur l’évolution du secteur depuis 1986. Il identifie trois grandes périodes : la development du mouvement entre 1986 et 1990, les années de pouvoir, de crise et de fragmentation entre 1991 et 2011, puis le renouvellement des mobilisations citoyennes à partir de 2018, notamment avec le mouvement PetroCaribe.

Gérald Germain estime que les divisions internes ont progressivement réduit l’affect du secteur populaire et sa capacité à mobiliser la inhabitants. Il établit également un lien entre la montée de l’insécurité dans les quartiers populaires et les réponses apportées, au fil des années, aux revendications sociales et politiques. Selon son analyse, cette évolution aurait contribué à ce qu’il qualifie de « gangsterisation du pays », dont les populations défavorisées seraient aujourd’hui parmi les principales victimes.

Sur le processus électoral, l’économiste se montre particulièrement critique. Il dénonce ce qu’il qualifie de « pike kole » et estime que les circumstances sécuritaires actuelles ne permettent pas encore de garantir des élections crédibles. Les violences meurtrières enregistrées récemment à Kenscoff renforcent, selon lui, ces inquiétudes.

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Face à cette state of affairs, Gérald Germain considère que le secteur populaire et progressiste n’a désormais qu’une voie pour retrouver sa capacité d’motion : reconstruire son unité.

 

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