Le tatouage va plus loin qu’une easy injection d’encre sous la peau. Cette pratique millénaire traduit, entre autres choses, une marque d’appartenance à un groupe, un ceremony de passage, un second vital de la vie. Le tatouage n’est plus marginal en Haïti, elle de préférence tendance. Différents sorts de dessins sont visibles sur la peau de jeunes adultes et quadragénaires des deux sexes. Mais que révèlent vraiment ces dessins gravés sur la peau ?
Cette query ne semble-t-il pas trouver de réponse scientifique. Il n’y a pas grand écho de recherches académiques ayant tenté d’expliquer le symbolisme et la représentation de certains dessins reproduits sur le corps des haïtiens. Et même dans le milieu des médias, ce n’est pas un sujet qui prend de la place lors des débats publics. Alors que, le tatouage préoccupe.
Le tatouage trouve de plus en plus d’adeptes en Haïti. Nombreux sont les gens qui ont, au moins, un tattoo sur la peau. Toutefois, cette modification corporelle intervient dans un contexte de crise sanitaire nationale. Il est difficile de croire que le ministère de la Santé publique et de la inhabitants (MSPP) exerce un sure contrôle sur ces interventions. Aiguilles réutilisées, encres douteuses, locaux non stérilisés… Les risques d’infections, de transmissions de maladies (hépatites, VIH) ou de réactions allergiques sont bien réels.
Les motifs les plus populaires en Haïti sont : la rose, les têtes de mort, la carte géographique du pays, le drapeau nationwide, la date historique de 1804, entre autres. Le contexte sociopolitique influe directement les choix. Dans certains milieux, les gens priorisent des motifs plus sombres : fusils, cartouches, cercueil, sigles de gangs ou tous autres symboles se rapportant à la cruauté, la mort et la peur.
Quant aux amoureux ils continuent de graver leurs sentiments sur leur peau considérée comme un espace favorable à l’immortalisation d’un second de leur vie. Prénom, cœurs, « I like You », « My Queen », « My King », autant de promesses pour l’éternité. Et quand les relations ne tiennent plus, ces marques sont des fardeaux qui s’effacent au laser une douleur sentimentale.
Dans la foulée, il y a la notion sociale. Ce que l’on pense d’une personne tatouée varie en fonction de sa classe sociale, sa couleur de peau, son métier et souvent son habillement. Quelqu’un qui est tatoué et qui en plus est mal accoutré, automatiquement il est catalogué. C’est un gangster, une vermine. Si la personne est propre on dira qu’elle est style. Un sportif ou un musicien qui est tatoué, ça passe.
Au-delà de ce que l’on peut penser ou croire des tatous, il n’en demeure pas moins un côté obscur de la selected. Des haïtiens dessinent sur leur peau des symboles qui pour la plupart ils ignorent leur sens et surtout leur portée mystique, sociale et culturelle. Se faire tatouer sans connaître la signification profonde d’un dessin, c’est risquer de porter un message que l’on ne maîtrise pas.
Il existe de grands enjeux derrière cet artwork. Le risque de rejet, des issues sanitaires est entre autres paramètres à prendre en compte avant d’introduire de l’encre indélébile entre le derme et l’épiderme. Le tatou ne se joue pas uniquement sur l’esthétique, il peut être aussi un marqueur social défavorable. Mais tout de même il faut reconnaître le droit de chaque personne de disposer de son corps comme il/elle le sent.
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