Au Top Kemissa annonce « Fanm Flanm », son premier album


Après dix ans derrière les platines, Anne-Michelle Kemissa Trecile, connue sous le nom d’Au High Kemissa, dévoilera le 12 août son premier album, Fanm Flanm. Ce projet collectif met les femmes au premier plan tout en célébrant le patrimoine musical haïtien.

Après une décennie consacrée au mixage, à la scène et à la manufacturing, Anne-Michelle Kemissa Trecile, connue sous le nom d’Au High Kemissa, franchit une nouvelle étape dans sa carrière avec la sortie de son premier album, Fanm Flanm, prévue le 12 août 2026.

À travers ce projet de dix titres, la DJ et productrice haïtienne devient la première femme DJ évoluant en Haïti à porter un album de cette ampleur, ouvrant ainsi une nouvelle voie dans un secteur encore largement dominé par les hommes.

Quelques jours avant sa sortie officielle, Fanm Flanm a été présenté au public lors d’une séance d’écoute organisée le 31 juillet dans les locaux de l’UNESCO en Haïti.

L’activité s’inscrivait dans le cadre du projet du même nom, soutenu par le Fonds d’urgence pour le patrimoine de l’UNESCO, afin d’accompagner les populations affectées par la crise et de contribuer à la préservation du patrimoine culturel haïtien.

PUBLICITÉ — Faites défiler pour poursuivre la lecture

L’album réunit plusieurs voix et sensibilités de la scène locale. Il s’ouvre avec Intro – Mèsi, en collaboration avec Djesska, avant d’enchaîner avec Nan Mond Pa m avec Leyla Mizik, Fanm Flanm (Wake Up) avec Gab’s, Si m te gen Pouvwa avec Sungee et Phil, Dezòd avec Marcoli, puis Nati, Vini, Alo Moto avec Davi-G, Aga avec Burning Phatass et W.È.M, réalisé avec Manno Beats et Steves J Bryan.

La beatmakeuse Tara Beat determine également parmi les principales collaboratrices du projet.

Pour Au High Kemissa, cet album représente bien davantage qu’un accomplissement personnel. Elle y voit une affirmation artistique et symbolique sur la place que peuvent occuper les femmes dans l’industrie musicale haïtienne.

« C’est un franchissement de cap majeur, à la fois personnel et symbolique. Devenir la première femme DJ en Haïti à porter un projet d’album de cette envergure concrétise une imaginative and prescient que je mûris depuis plusieurs années », explique-t-elle dans une entrevue accordée à Juno7.

Elle estime que le rôle d’une femme DJ ne doit pas se limiter à animer une piste de danse, mais peut aussi inclure la path artistique, la manufacturing et la conception d’un univers musical complet.

À travers Fanm Flanm, l’artiste veut également transmettre un message aux jeunes femmes qui souhaitent évoluer dans les métiers de la musique.

PUBLICITÉ — Faites défiler pour poursuivre la lecture

« N’attendez pas qu’on vous donne une place, créez-la. Osez rêver grand, travaillez sans relâche et restez authentiques », lance-t-elle.

Le titre de l’album renvoie, selon Kemissa, à la drive, à la résilience et à la créativité des femmes haïtiennes.

Chaque morceau aborde une dimension de cette trajectoire, entre affirmation de soi, mémoire, émancipation, amour et célébration, dans un mélange de Rabòday, de Konpa, d’Afro Home et d’autres sonorités caribéennes.

Après dix années passées à interpréter et à mixer la musique des autres, Kemissa explique avoir ressenti le besoin de proposer une œuvre portant pleinement sa signature.

« J’avais accumulé une richesse sonore, une sensibilité et des histoires que je voulais exprimer selon ma propre imaginative and prescient. Je ne voulais plus seulement restituer la musique, mais concevoir un univers sonore world », affirme-t-elle.

Le choix des artistes invités répondait également à une volonté de mettre en lumière plusieurs générations de abilities féminins et émergents.

PUBLICITÉ — Faites défiler pour poursuivre la lecture

Selon elle, cette diversité devait permettre de démontrer qu’un projet de niveau worldwide peut être réalisé sans renoncer aux identités et aux rythmes haïtiens.

Kemissa souligne aussi l’significance du soutien reçu de l’UNESCO, qu’elle présente comme un levier essentiel dans un contexte nationwide particulièrement difficile.

Elle estime que cet accompagnement confirme le rôle de la création artistique comme espace de résistance, de transmission et de préservation du patrimoine.

L’artiste reconnaît toutefois que les femmes DJ continuent de faire face à plusieurs obstacles en Haïti, notamment les préjugés, le manque de visibilité et leur faible représentation dans certains grands événements.

Elle observe néanmoins une évolution progressive des mentalités, portée par la qualité du travail et la persévérance des professionnelles du secteur.

Après la sortie de Fanm Flanm, Au High Kemissa prévoit de promouvoir les différents titres, de multiplier les prestations scéniques et de présenter son album dans des festivals à l’étranger.

PUBLICITÉ — Faites défiler pour poursuivre la lecture

Elle souhaite également développer des initiatives destinées à accompagner les jeunes femmes attirées par les métiers du DJing, de la manufacturing musicale et du son.

A lire aussi :





Source link

Scroll to Top