Les dernières élections en Haïti remontent à 2016. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, les principales figures à la tête du pays sont arrivées au pouvoir à travers une série d’accords politiques successifs.
Présentés comme des options à l’instabilité chronique, à l’insécurité et à l’absence d’élections, ces pactes semblent pourtant avoir trahi leurs promesses. Dans les faits, l’intérêt général apparaît souvent relégué au second plan, au revenue de rivalités politiques et d’intérêts de clans.
Les trois transitions qui ont suivi la mort de Jovenel Moïse se ressemblent à bien des égards. Elles résultent de négociations politiques qui ont abouti à des accords censés organiser la gouvernance du pays en attendant des élections. Mais ces preparations permettent surtout l’accès au pouvoir sans la légitimité du suffrage populaire.
Dans ce contexte, certaines personnalités se retrouvent à la tête de l’État alors qu’elles auraient probablement eu peu de possibilities d’accéder à ces responsabilités dans un cadre électoral classique.
Ces épisodes successifs mettent également en lumière les ambitions de nombreux acteurs politiques. À la recherche d’un poste ministériel ou d’une course générale, certains responsables politiques adoptent volontiers un discours nationaliste et promettent de répondre aux souffrances de la inhabitants.
Cependant, une fois installés à la Villa d’Accueil ou à la Primature, les priorités semblent parfois changer. L’insécurité persiste, tandis que de nombreuses familles continuent de vivre dans des circumstances précaires dans les camps de déplacés.
Sur le fond, ces accords politiques présentent également des faiblesses structurelles. D’une half, ils évitent souvent de fixer des limites claires dans le temps. La durée des transitions reste floue et dépend fréquemment de négociations politiques ou de pressions extérieures.
D’autre half, ces textes se contentent souvent d’énumérer de grands objectifs censés conduire à la stabilité et à l’organisation d’élections. Pourtant, la query de la sécurité, qui constitue l’un des principaux défis du pays, n’y occupe pas toujours une place centrale.
Les accords politiques ont également pour effet de révéler les tensions internes entre leurs signataires et les autorités en place. Malgré ces divergences, de nombreux acteurs politiques continuent de soutenir ces preparations, parfois dans l’espoir d’obtenir une place au sein de l’administration publique.
Ainsi, malgré les changements successifs de gouvernance, la state of affairs semble évoluer lentement. Pour de nombreux observateurs, ces accords politiques peinent encore à offrir une véritable perspective de sortie de crise pour la inhabitants haïtienne.
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