Au deuxième jour de son audition devant la justice américaine, l’ancienne Première dame affirme que plusieurs responsables politiques haïtiens seraient impliqués dans le complot ayant conduit à la mort du président en juillet 2021.
Pour la deuxième journée consécutive, l’ancienne Première dame d’Haïti, Martine Moïse, a témoigné mercredi au procès fédéral de quatre hommes du sud de la Floride accusés d’avoir contribué à orchestrer l’assassinat de son mari, le président Jovenel Moïse.
Devant le tribunal fédéral de Miami, elle a livré un récit détaillé de l’attaque perpétrée dans la nuit du 7 juillet 2021 dans la chambre du couple, à leur résidence privée située à Pèlerin, dans la commune de Pétion-Ville.
Blessée lors de l’assaut mais survivante, Martine Moïse a relaté les circonstances de cette nuit tragique qui a coûté la vie au chef de l’État haïtien.
Au cours de son témoignage, l’ancienne Première dame a affirmé que l’ancien président haïtien Michel Martelly et l’ex-Premier ministre Ariel Henry seraient impliqués dans le complot ayant conduit à l’assassinat de son mari. Ces déclarations ont été rapportées par le média américain CBS Information Miami.
Le procès concerne quatre accusés : Arcangel Pretel Ortiz, Antonio Intriago, Walter Veintemilla et James Solages. Selon l’accusation, ils auraient participé à la planification et au financement du complot visant à assassiner le président haïtien.
Un cinquième coaccusé, Christian Sanon, a également été inculpé dans cette affaire. Toutefois, il n’est pas jugé avec les autres pour des raisons de santé.
À la fin de son témoignage, Martine Moïse a réitéré son appel à la justice. Près de cinq ans après l’assassinat de Jovenel Moïse, elle affirme poursuivre le même objectif : faire toute la lumière sur ce crime et obtenir vérité et justice pour son mari.