L’establishment affirme que l’appui de l’État s’inscrit dans un cadre légal et vise à soutenir l’enseignement supérieur privé dans un contexte de crise nationale.
L’Université Quisqueya (UniQ) a publié, le 8 mars 2026, une word publique afin d’apporter des éclaircissements sur le financement reçu de l’État haïtien, après des interrogations soulevées par la Fondation Je Klere (FJKL).
Selon la FJKL, un montant complete de 150 hundreds of thousands de gourdes a été versé à l’Université Quisqueya au cours de l’année 2025 à travers trois paiements distincts. L’organisation de veille citoyenne indique que ces fonds ont été autorisés sous l’administration de l’ancien ministre de l’Économie et des Funds, Alfred Fils Métellus, et estime que ces transferts soulèvent des questions quant à leur justification, leur base légale et les procédures ayant conduit à leur décaissement.
Dans sa word, l’Université Quisqueya affirme avoir souhaité intervenir publiquement « dans un souci de transparence envers l’opinion publique et ses partenaires ». L’establishment explique que la demande d’appui financier remonte à décembre 2022 et que le financement accordé par l’État s’inscrit dans un dispositif légal prévu pour soutenir l’enseignement supérieur privé et la recherche en Haïti, notamment dans le cadre du décret du 11 mars 2020 relatif au fonctionnement et à la modernisation de l’enseignement supérieur.
L’université précise également que cet appui institutionnel ne constitue ni un financement opaque ni un financement personnel du recteur, contrairement à certaines interprétations relayées dans l’espace public.
UniQ rappelle par ailleurs qu’elle est une establishment d’enseignement supérieur à however non lucratif reconnue d’utilité publique, qui ne génère ni ne distribue de earnings. Bien qu’étant de gestion privée, l’université souligne qu’elle n’appartient ni à ses fondateurs ni à ses administrateurs, et encore moins à son recteur, mais qu’elle constitue avant tout une œuvre éducative et sociale consacrée à la formation de cadres, à la recherche scientifique et au service à la communauté.
Dans son doc, l’establishment met également en avant les difficultés financières majeures auxquelles elle est confrontée depuis plusieurs années en raison de la crise nationale. L’Université Quisqueya indique que son effectif étudiant est passé de plus de 3 500 inscrits pour l’année académique 2018-2019 à un peu plus de 850 l’an dernier, une chute qui a fortement réduit ses ressources.
Les revenus issus des frais de scolarité seraient ainsi passés d’environ 4,3 hundreds of thousands de {dollars} américains à moins de 600 000 {dollars}, créant un déficit récurrent qui compromet la capacité de l’establishment à maintenir pleinement ses activités académiques.
Dans ce contexte, l’université explique que le financement a été accordé par le Ministère de l’Économie et des Funds dans le cadre d’un protocole d’accord signé le 20 mai 2025, à la suite de la requête introduite en 2022.
Elle affirme avoir transmis aux autorités compétentes plusieurs rapports narratifs et financiers sur l’utilisation des fonds, notamment les 24 juillet et 31 octobre 2025, ainsi qu’un rapport remaining le 15 décembre 2025.
L’Université Quisqueya rappelle également que le soutien de l’État aux establishments privées d’enseignement supérieur est une pratique courante dans de nombreuses démocraties, particulièrement en période de crise, afin de préserver la formation des cadres et la continuité des activités universitaires.
Malgré les difficultés, l’establishment affirme rester engagée dans sa mission éducative et indique vouloir poursuivre le développement de partenariats pour soutenir l’enseignement supérieur et la recherche en Haïti.
Elle appelle également à l’ouverture d’un débat nationwide sur la gouvernance et le financement de l’enseignement supérieur, afin d’élaborer une stratégie sturdy pour le développement du secteur.
Enfin, l’Université Quisqueya a exprimé sa gratitude envers ses partenaires, son corps professoral, son personnel administratif et ses étudiants, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre ses activités « avec transparence et sens des responsabilités ».