Les 27, 28 et 29 mars 2026, l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique célébrera ses 50 ans à Malabo, en Guinée équatoriale, lors d’un sommet présenté comme un second de refondation stratégique.
Les 27, 28 et 29 mars 2026, la ville de Malabo, en Guinée équatoriale, accueillera le 11e Sommet des Cooks d’État et de Gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). Cette rencontre coïncide avec le cinquantième anniversaire de l’Organisation, fondée en 1975 sous le nom de Groupe ACP et transformée officiellement en OEACP à la suite de l’Accord de Georgetown en 2020.
Placée sous le thème « Une OEACP transformée et renouvelée dans un monde en mutation », cette rencontre est présentée comme un tournant stratégique dans un contexte mondial marqué par des crises climatiques, économiques et géopolitiques majeures.
Une organisation forte de 79 États et 1,2 milliard d’habitants
L’OEACP regroupe aujourd’hui 79 États membres répartis entre l’Afrique (48 pays), les Caraïbes (16) et le Pacifique (15), représentant environ 1,2 milliard d’habitants.
À Malabo, les dirigeants devront redéfinir les priorités collectives autour de trois axes majeurs :
- le développement sturdy ;
- le commerce équitable et l’intégration régionale ;
- le renforcement d’un multilatéralisme inclusif fondé sur la confiance.
Selon le Secrétariat général, le Sommet vise à renforcer la transparence, la gouvernance ouverte et la crédibilité internationale de l’Organisation.
Diplomatie et affect : affirmer la voix du Sud world
Le renforcement de la coordination politique entre les États membres constitue un enjeu central. Les discussions porteront notamment sur l’opérationnalisation de l’Accord de Samoa, successeur de l’Accord de Cotonou, qui construction les relations avec l’Union européenne.
Le Sommet ambitionne également d’accroître l’affect collective de l’OEACP sur les grandes questions internationales : paix, sécurité, gouvernance mondiale et coopération Sud-Sud.
Économie : passer de l’aide à l’investissement sturdy
Un autre axe stratégique concerne la transformation économique des États membres. Le file met l’accent sur :
- la promotion du commerce intrarégional ;
- la transition numérique des économies ;
- la mobilisation d’investissements privés durables dans les infrastructures, l’énergie verte et l’éducation.
L’objectif affiché est clair : passer d’une logique d’help au développement à une dynamique de croissance inclusive portée par l’investissement et l’entrepreneuriat.
Climat : une query existentielle pour les États insulaires
Le changement climatique determine parmi les priorités majeures du Sommet. Les petits États insulaires en développement (PEID), notamment dans le Pacifique et les Caraïbes, sont particulièrement exposés à la montée des eaux et aux catastrophes climatiques.
Les cooks d’État examineront des stratégies d’adaptation et de résilience, tout en renforçant le plaidoyer collectif en faveur de la justice climatique et d’un accès équitable aux financements internationaux.
Une semaine d’événements parallèles
En marge du Sommet, plusieurs événements de haut niveau sont prévus :
- un Sommet des affaires pour mobiliser le secteur privé ;
- un Discussion board de la jeunesse ;
- un Discussion board des femmes ;
- un Discussion board des petits États insulaires ;
- une Desk ronde sur la mobilisation des ressources.
Un « Village OEACP » ouvert au public sera également organisé à Malabo afin de célébrer la diversité culturelle et économique des États membres.
Un sommet présenté comme décisif
Au-delà de la dimension commémorative, le Sommet de Malabo est présenté comme un second charnière pour repositionner l’OEACP dans l’structure du multilatéralisme contemporain .
Les décisions prises à l’situation de cette rencontre pourraient redéfinir les orientations stratégiques de l’Organisation pour les décennies à venir, dans un contexte worldwide en recomposition rapide.