Certains n’ont plus entendu la voix de leur enfant depuis vingt, parfois trente ans.
Aux Cayes, plus d’une centaine de mères et de pères biologiques se sont réunis avec une seule attente : savoir si, quelque half à l’étranger, un fils ou une fille les cherche aussi.
Dans le cadre du projet RAPWOCHE / KONEKTE, porté par Voie d’Espoir en partenariat avec l’organisation hollandaise Plan Kiskeya, plus de cinquante assessments ADN ont été réalisés en une journée. Les échantillons seront analysés par le laboratoire américain FamilyTreeDNA afin d’identifier d’éventuelles correspondances génétiques avec des adoptés d’origine haïtienne vivant à l’étranger.
Pour ces familles, ce n’est pas une procédure administrative. C’est un acte de foi.
À La Cayenne Hôtel, les témoignages se sont succédé. Des mères ont raconté la séparation, souvent liée à la pauvreté ou à des circonstances difficiles. Des pères ont parlé des années de silence, de l’absence d’informations, de l’attente devenue presque douloureuse.
Depuis 2024, plus de 500 familles ont été enregistrées dans une base de données couvrant le Grand Nord, le Grand Sud et Port-au-Prince. Derrière chaque inscription, il y a une histoire suspendue.
Ysmith Dallemand, dont les deux enfants ont été adoptés en France, ne cache pas son émotion :
« Cette journée m’apporte beaucoup d’espoir. Après tant d’années, on a enfin l’impression que quelque selected bouge. »
Les résultats ADN pourraient prendre plusieurs semaines. Peut-être des mois. Mais pour ces dad and mom, le easy fait d’être entendus et reconnus représente déjà un premier pas vers la vérité.
Dans un pays marqué par les crises, cette initiative rappelle une réalité plus silencieuse : des familles haïtiennes dispersées à travers le monde, cherchant à reconnecter leur histoire, une correspondance génétique à la fois.
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