Depuis le 7 février 2026, la fin du Conseil présidentiel de transition (CPT) ouvre une nouvelle part institutionnelle en Haïti, marquée par la continuité gouvernementale mais sans nouvel organe politique officiellement installé.
Depuis l’expiration du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février 2026, Haïti évolue dans une scenario institutionnelle particulière. Le pays n’est pas plongé dans un vide formel, mais aucun nouveau mécanisme politique collégial n’a été officiellement mis en place pour remplacer le Conseil.
Le gouvernement dirigé par le Premier ministre en fonction proceed d’assurer la gestion des affaires courantes, dans l’attente d’un nouvel accord politique ou de l’organisation d’élections nationales.
La query demeure centrale : qui dirige réellement Haïti depuis la fin du CPT et quelles sont les views électorales ?
Chronologie de la transition haïtienne (2021–2026)
La scenario actuelle s’inscrit dans une séquence politique débutée en 2021 :
- 7 juillet 2021 : assassinat du président Jovenel Moïse
- 20 juillet 2021 : Ariel Henry devient Premier ministre
- 2021–2023 : gouvernance sans Parlement fonctionnel
- 2024 : mise en place du Conseil présidentiel de transition (CPT)
- 7 février 2026 : fin officielle du mandat du CPT
- Depuis février 2026 : continuité gouvernementale sans nouveau dispositif politique formel
Cette succession d’événements explique pourquoi la transition est aujourd’hui perçue comme prolongée et institutionnellement fragile.
Qui gouverne Haïti aujourd’hui ?
Depuis la fin du CPT, le pouvoir exécutif repose principalement sur :
- le Premier ministre et son gouvernement
- l’administration publique existante
- les buildings étatiques encore opérationnelles
Aucun président élu n’est actuellement en fonction.
Aucun Parlement opérationnel n’est installé.
La gouvernance repose donc sur une logique de continuité administrative plutôt que sur un nouveau consensus politique formalisé.
Pourquoi la transition reste-t-elle incomplète ?
Plusieurs facteurs expliquent cette scenario :
L’insécurité persistante, notamment dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, demeure un impediment majeur. Plusieurs zones stratégiques restent sous forte rigidity, compliquant toute perspective d’organisation électorale immédiate.
L’absence de consensus politique structurant entre les principaux acteurs empêche l’émergence d’un nouveau cadre institutionnel partagé.
Les contraintes logistiques et administratives rendent difficile la mise en place d’élections inclusives dans l’ensemble du territoire.
Les partenaires internationaux rappellent régulièrement que l’amélioration du climat sécuritaire constitue une situation essentielle à toute avancée électorale.
Les élections sont-elles prévues ?
Un calendrier électoral pour 2026 a été évoqué. Toutefois, sa mise en œuvre dépend :
- du déploiement effectif des dispositifs sécuritaires
- de la stabilisation de zones stratégiques
- d’un accord politique consolidé
À ce stade, aucune date officielle définitive n’a été annoncée.
Une transition toujours en attente de clarification
Depuis le 7 février 2026, Haïti ne connaît ni rupture institutionnelle brutale ni normalisation complète. Le pays évolue dans un équilibre fragile entre stabilité administrative et incertitude politique.
La transition reste donc ouverte. Sa clarification dépendra à la fois des avancées sécuritaires, des négociations politiques et de la capacité des establishments à recréer un cadre consensuel permettant l’organisation d’élections crédibles.
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