la mi-temps qui a marqué l’histoire


Entre reggaeton, traditions portoricaines et message d’unité, Unhealthy Bunny a transformé l’une des plus grande scène sportive du monde en manifeste culturel.

Le Tremendous Bowl LX restera gravé dans l’histoire comme celui où la tradition latino-caribéenne a pris le centre de la scène. Lors du spectacle de la mi-temps, Unhealthy Bunny, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, a livré une efficiency magistrale, faisant du Levi’s Stadium un véritable carrefour de rythmes, d’identités et de fierté culturelle.

Dès les premières notes de « Tití Me Preguntó », l’ambiance était posée. Le public a été plongé dans un univers inspiré de Porto Rico, avec des décors évoquant les champs de canne à sucre, les vendeurs de piraguas, les events de dominos et les scènes de la vie quotidienne. Un hommage vivant et authentique aux racines de l’artiste, porté par une énergie collective débordante.

Tout au lengthy du spectacle, Unhealthy Bunny a brillamment mêlé reggaeton, salsa, bomba et plena, faisant dialoguer musiques traditionnelles et sonorités urbaines modernes. Ces genres, qu’il contribue depuis des années à propulser sur la scène internationale, ont trouvé au Tremendous Bowl une vitrine sans précédent.

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L’artiste a largement puisé dans son dernier album, DéBí TiRAR MáS FOToS, triple lauréat aux Grammy Awards. Des titres comme « EoO », « NUEVAYoL » ou « El Apagón » ont rythmé la prestation, racontant une histoire de résilience, de fête et de revendication identitaire, entre danse et engagement.

Au-delà de la musique, ce present s’est imposé comme un puissant acte de représentation. Unhealthy Bunny a convié plusieurs figures majeures de la tradition latino-américaine, parmi lesquelles Karol G, Cardi B, Younger Miko, mais aussi des personnalités du cinéma comme Pedro Pascal et Jessica Alba, soulignant l’affect mondiale de la tradition latino et afro-caribéenne.

Au cœur de la scénographie, la « Casita » occupait une place centrale. Symbole d’hospitalité et de partage, cette maison ouverte incarnait l’idée d’une Amérique inclusive, faite de rencontres et de diversité. C’est autour de ce décor que se sont joués plusieurs moments clés du spectacle.

Dans une séquence particulièrement marquante, Unhealthy Bunny s’est adressé au public en espagnol, affirmant sa foi dans l’unité des peuples du continent américain. En citant les noms des pays d’Amérique latine et de la Caraïbe dont Cuba, Porto Rico, Haïti entre autres, il a rappelé que l’Amérique ne se limite pas aux frontières des États-Unis, mais qu’elle est avant tout plurielle, métissée et solidaire.

Connu pour ses positions critiques envers certaines politiques migratoires américaines, notamment celles liées à l’immigration et à l’agence ICE, l’artiste a fait de cette prestation, entièrement en espagnol et profondément ancrée dans la tradition portoricaine, un geste fort. Sa présence en tête d’affiche du Halftime Present a été perçue comme une victoire symbolique pour la visibilité latino-américaine sur l’une des scènes les plus regardées au monde.

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Les drapeaux des pays de l’Amérique latine et de la Caraïbe ont flotté à la dernière minute de la prestation de Unhealthy Bunny, un geste qui a rendu fière plusieurs nations dont Haïti où le Bicolore haïtien était également de la partie et porté par une jeune dame.

Le spectacle de mi-temps du Tremendous Bowl LX restera ainsi comme un second de fête, de revendication culturelle et de prise de parole artistique, où musique, identité et message politique subtil se sont unis pour célébrer la richesse et la diversité de l’Amérique dans son ensemble.



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