Haïti : les réserves de la BRH grimpent à 1,6 milliard $


Après sept années consécutives de contraction du PIB, l’économie haïtienne reste fragilisée. Inflation élevée, insécurité persistante et contraintes structurelles continuent de peser sur l’activité. Invité du Grand Rendez-vous Économique de janvier 2026, le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, Ronald Gabriel, a dressé un état des lieux sans détour lors d’un entretien avec l’économiste Kesner Pharel.

Organisée par Radio et Télé Métropole, cette édition du Grand Rendez-vous Économique a mis en débat les grands équilibres macroéconomiques du pays. Inflation, croissance, stabilité monétaire et climat des affaires figuraient au cœur des échanges.

Entre stabilisation monétaire et crise persistante

Entre 2023 et 2025, la BRH a renforcé sa place extérieure. Les réserves nettes internationales sont passées d’environ 300 thousands and thousands de {dollars} américains à près de 1,6 milliard de {dollars}, a indiqué Ronald Gabriel. Cette development marque un changement notable dans un contexte pourtant très contraint.

Selon le gouverneur, cette évolution s’explique par une offre de devises plus abondante. En parallèle, la demande de {dollars} a reculé. Le ralentissement de l’activité économique et la crise sécuritaire ont pesé sur les importations. Cette combinaison a contribué à une relative stabilisation du taux de change. Ces derniers mois, le taux de référence de la BRH gravitait autour de 130 gourdes pour un greenback américain.

Ronald Gabriel est revenu sur un fait marquant. Haïti a connu sept années consécutives de recul du PIB. Cette state of affairs a affaibli la base productive, freiné l’investissement et accentué la vulnérabilité des ménages. L’inflation reste élevée, alimentée par la dépendance aux importations et la dépréciation passée de la gourde.

Le gouverneur a rappelé le rôle central de la BRH. La Banque centrale agit pour contenir l’inflation et réguler la liquidité. Elle cherche aussi à préserver la confiance dans le système financier. Toutefois, il a insisté sur un level clé : la stabilité monétaire ne peut durer sans amélioration du contexte sécuritaire et institutionnel.

L’entretien a également abordé l’affect direct de l’insécurité. Celle-ci entrave la circulation des biens et freine l’investissement. Elle augmente aussi les coûts de manufacturing. À ces difficultés s’ajoutent des faiblesses structurelles anciennes, comme le déficit d’infrastructures et l’informalité de l’économie.

Ronald Gabriel a réaffirmé l’engagement de la BRH en faveur d’une reprise sturdy. Cette reprise, a-t-il souligné, repose sur la self-discipline macroéconomique et la restauration de la confiance. Les défis restent importants, mais la Banque centrale entend maintenir le cap.

L’émission a été diffusée le 2 janvier 2026 à 15 heures sur Radio Métropole, puis à 19 heures sur Télé Métropole. Elle était également accessible sur les plateformes numériques de la BRH et de Profin TV.

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