Mal connue et souvent négligée, l’hypertension artérielle constitue aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique en Haïti. Cette maladie chronique évolue le plus souvent sans symptômes visibles. Pourtant, elle touche des centaines de milliers de personnes et provoque des issues graves lorsqu’elle n’est ni dépistée ni prise en cost à temps.
Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), près de deux tens of millions d’Haïtiens vivraient avec une pression artérielle élevée. Une grande partie d’entre eux ignore même leur état de santé. C’est pour cette raison que l’hypertension est souvent qualifiée de « tueur silencieux ».
Dans un message de sensibilisation, le Dr Kerry Norbrun apparel l’consideration sur plusieurs facteurs de risque largement répandus dans le pays. Il met notamment en trigger la consommation extreme de sel. L’OMS recommande un apport quotidien inférieur à cinq grammes, soit environ une cuillère à café. En Haïti, cette limite est fréquemment dépassée dans l’alimentation courante. Cette surconsommation favorise l’augmentation de la pression sanguine et accroît les risques cardiovasculaires.
Une maladie discrète aux conséquences lourdes
L’hypertension apparaît lorsque la pression exercée par le sang sur les parois des artères devient trop élevée. Les professionnels de santé la mesurent à l’aide de deux valeurs : la pression systolique, lorsque le cœur se contracte, et la pression diastolique, lorsqu’il se relâche. Une pressure considérée comme normale se situe autour de 120/80 mm Hg. Au-delà de ces seuils, on parle d’hypertension, avec différents degrés de gravité. Chez les personnes diabétiques, le seuil est encore plus bas, fixé à 130/80 mm Hg.
Le principal hazard de cette maladie réside dans son évolution silencieuse. Très souvent, elle ne provoque aucun signe évident. De ce fait, certains sufferers interrompent leur traitement dès qu’ils se sentent mieux, pensant être guéris. Or, même en l’absence de symptômes, une pressure mal contrôlée endommage progressivement le cœur, le cerveau, les reins et les yeux. Des accidents vasculaires cérébraux, une insuffisance cardiaque ou rénale, voire une perte de la vue, peuvent survenir brutalement.
Le Dr Norbrun insiste donc sur l’significance du dépistage. La prise régulière de la pressure artérielle reste l’outil de prévention le plus efficace. Elle doit se faire au repos, en place assise, avec le bras placé à hauteur du cœur. Un suivi médical permet ensuite d’adapter le traitement et de réduire considérablement les risques.
Prévenir, suivre et traiter sur le lengthy terme
Plusieurs facteurs favorisent l’apparition de l’hypertension : l’âge, le surpoids, une alimentation riche en sel, le tabac, l’alcool, le stress chronique ou encore les antécédents familiaux. Certaines formes sont également liées à des maladies rénales ou hormonales, ou à la prise de médicaments spécifiques.
Contrairement à une idée répandue, l’hypertension ne se guérit pas. En revanche, elle se contrôle. Les traitements médicamenteux, combinés à des changements de mode de vie, permettent de stabiliser la pression artérielle et de prévenir les issues. L’arrêt du traitement sans encadrement médical expose, selon le médecin, à des conséquences parfois irréversibles.
Supply : Organisation mondiale de la santé (OMS), Organisation panaméricaine de la santé (OPS), données de santé publique régionales.
Ces informations ne remplacent pas un avis médical. Toute décision de traitement doit être prise avec un professionnel de santé.
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