Selon le Conseil électoral provisoire, l’insécurité persistante et les contraintes budgétaires pourraient compromettre la tenue du scrutin.
À l’aube de l’année 2026, les autorités de transition réaffirment leur volonté d’organiser des élections générales afin de doter le pays d’establishments élues et légitimes. Toutefois, face à une insécurité persistante et à de fortes contraintes financières, le Conseil électoral provisoire (CEP) rappelle que la tenue du scrutin reste conditionnée à des préalables essentiels, dans un contexte nationwide marqué par de profondes incertitudes.
À mesure que l’année 2025 touche à sa fin, les attentes autour de l’organisation des élections se font de plus en plus pressantes. Le gouvernement et le Conseil présidentiel de transition (CPT) soulignent que 2026 devra être l’année du retour à l’ordre constitutionnel, à travers l’élection d’un président, de sénateurs, de députés et de magistrats. Cette volonté se heurte toutefois à des inquiétudes persistantes, tant au sein de la inhabitants que chez de nombreux observateurs.
Selon l’accord ayant institué la transition, le mandat du CPT arrive à échéance le 7 février 2026. Cette date symbolique alimente interrogations et scepticisme, au regard notamment de la dégradation proceed de la scenario sécuritaire et de l’absence, à ce stade, de situations pleinement favorables à l’organisation d’un scrutin inclusif et crédible.
La query sécuritaire demeure l’impediment majeur. Selon des estimations relayées par des sources sécuritaires et institutionnelles, une massive partie de la zone métropolitaine de Port-au-Prince échappe encore au contrôle effectif de l’État, tandis que plusieurs villes de province sont également affectées par la présence de groupes armés. La coalition criminelle Viv Ansanm proceed d’imposer sa loi dans de vastes zones, malgré des interventions des forces de l’ordre dont les effets peinent à s’inscrire dans la durée.
Dans ce contexte, l’organisation d’élections représente un défi logistique et humain considérable. Le CEP reconnaît que 23 communes, réparties notamment dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite, du Centre et du Nord-Ouest, sont actuellement sous l’affect de groupes armés. Dans certaines localités, dont Croix-des-Bouquets, Gressier ou Petite-Rivière de l’Artibonite, l’État reste fortement entravé dans ses capacités d’motion, rendant difficile l’set up et le fonctionnement des buildings électorales de base.
Or, ces territoires jouent un rôle central dans le processus démocratique. Les départements de l’Ouest et de l’Artibonite représentent à eux seuls plus de la moitié de l’électorat nationwide. Toute exclusion de ces zones serait de nature à affecter la crédibilité et la légitimité du scrutin.
Un calendrier ambitieux, mais conditionnel
Malgré ces contraintes, le Conseil électoral provisoire a rendu public un calendrier électoral pour 2026. Celui-ci prévoit la tenue du premier tour des élections législatives et présidentielles le 30 août 2026, tandis que le second tour, ainsi que les élections des collectivités territoriales, sont programmés pour le 6 décembre 2026.
Le CEP précise toutefois que le respect de ce calendrier demeure strictement conditionné à la réalisation de deux exigences majeures : l’établissement d’un climat sécuritaire jugé acceptable sur l’ensemble du territoire et la disponibilité efficient des ressources financières nécessaires à la conduite du processus électoral.
Pour l’establishment électorale, un climat sécuritaire acceptable implique la capacité d’accéder librement à toutes les communes et sections communales, d’y travailler sans interruption et d’assurer la safety du personnel électoral, des candidats, des électeurs et des infrastructures. La sécurisation du transport et du stockage du matériel électoral constitue également un enjeu central.
Au-delà de la sécurité, la query financière reste déterminante. L’organisation d’élections en Haïti requiert des ressources importantes, disponibles en temps opportun, afin de répondre aux contraintes logistiques et opérationnelles. Le CEP appelle ainsi à la mobilisation de financements suffisants et à un allègement des procédures de décaissement, souvent jugées trop lentes.
À l’approche d’une année décisive pour l’avenir politique du pays, l’enjeu n’est donc plus uniquement de savoir si les élections auront lieu en 2026, mais surtout dans quelles situations. Sécurité et moyens financiers apparaissent désormais comme des leviers incontournables pour la crédibilité et la légitimité du processus électoral à venir.
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