l’algorithme invisible qui pourrait un jour contrôler le monde


PALANTIR : l’algorithme invisible qui pourrait un jour contrôler le monde

Silicon Valley. Derrière des vitres teintées et des serveurs sécurisés, une entreprise travaille sans relâche à cartographier le monde, ses habitants, leurs habitudes, leurs déplacements, leurs pensées numériques. Elle ne fait pas la une comme Meta ou Google, mais dans les couloirs du pouvoir, on ne parle que d’elle. Son nom : Palantir Applied sciences.

Au départ, un easy outil d’analyse de données. Aujourd’hui, un empire algorithmique aux ramifications planétaires, utilisé par la CIA, l’armée américaine, des polices, des gouvernements, et même des companies de santé. Un empire si discret que certains consultants parlent d’une “arme silencieuse”, succesful de surveiller, prédire… et orienter les décisions humaines à une échelle jamais vue.

Tout start dans les années 2000, quand Peter Thiel « cofondateur de PayPal » s’allie à Alex Karp, philosophe devenu PDG d’un projet secret. Leur however : construire un logiciel succesful de fouiller des océans de données pour y détecter le hazard. La menace terroriste justifie tout. Palantir est née dans l’ombre du 11 septembre.

Très vite, ses capacités séduisent. Les analystes militaires utilisent son interface Gotham pour suivre les talibans. Puis viennent les companies de renseignement, la police de Los Angeles, les douanes, les hôpitaux, les banques. Avec Foundry, Palantir analyse des réseaux logistiques, des virus, des flux migratoires. Avec AIP, elle entre dans l’ère de l’intelligence artificielle décisionnelle.

Mais jusqu’où va ce pouvoir ? Difficile à dire. Palantir ne vend pas de companies au public. Elle vaut aujourd’hui des milliards mais reste opératrice dans l’ombre, au service de gouvernements souvent en quête de contrôle, de prévision… ou d’avantage stratégique.

Là où cela devient dérangeant, c’est quand ses algorithmes commencent à anticiper des crimes, évaluer des individus, suggérer des arrestations, ou automatiser des expulsions. Aux États-Unis, Palantir a travaillé avec l’agence ICE pour cibler des immigrants en fonction de leurs connexions et historiques. En Israël, selon certaines sources, l’entreprise serait impliquée dans des systèmes de ciblage militaire alimentés par l’IA. En Europe, elle est au cœur de contrats de santé, de sécurité nationale et de gestion de crise.

À Londres, des manifestants se rassemblent devant le ministère de la Santé pour protester contre la collaboration avec Palantir sur les données médicales du NHS. À Berlin, des ONG dénoncent une technologie utilisée pour profilage ethnique et surveillance de masse. Pendant ce temps, Alex Karp proceed d’affirmer : « Soit nous gagnons la guerre de l’intelligence artificielle, soit la Chine la gagnera. »

Palantir n’est pas seulement une entreprise. C’est une imaginative and prescient du monde, une infrastructure algorithmique qui décide ce qu’il faut voir, qui est une menace, ce qui mérite d’être surveillé. Une boîte noire à laquelle font confiance les puissants, mais que le citoyen ordinaire ne peut ni lire, ni comprendre, ni contester.

Alors, peut-elle vraiment « détruire le monde » ? Peut-être pas d’un seul clic. Mais ce qu’elle fragilise, c’est la frontière entre sécurité et liberté, entre gouvernance et surveillance, entre prédiction et punition.

Dans un monde de plus en plus régi par les données, le plus grand pouvoir n’est plus d’avoir des armes… mais de savoir où, quand et sur qui les pointer.

Et sur ce terrain, Palantir est peut-être déjà bien trop en avance.

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